Archives de catégorie : Sorties club

Sortie dans les Alpes – Juin 2017

Sortie du jeudi 8 juin

Après une nuit difficile pour certains et bonne pour d’autres, la fraîcheur était au rendez-vous en ce jeudi matin, tout le monde est au départ pour monter l’Alpe d’Huez, une surprise nous attendait, nous allions être suivi et filmé par un drone. Daniel nous demande de rester groupé pendant un minimum de 5 virages sur les 21. Nous arrivons au pied du col j’ai juste le temps d’enlever mon k way que certains étaient déjà partis, je suis déjà à 100 m du premier avant de donner mon premier coup de pédale, inutile de vous dire que tout le monde était éparpillé dès les premiers virages. Alors on peut reprocher que le film est très moyen, mais on est en partie responsable, il aurait fallut 10 drones pour nous suivre . Dommage !

 

Mais bon, le principal était de se faire plaisir et de monter ce col vu a la télé pour la plupart d’entre nous, chacun l’a monté à son rythme, tous les virages étaient plats et permettaient de se refaire un peu, en plus un décompte sur un panneau nous tenait informé de la pente et du nombre de virages restants.
Ça tire dans les cuisses, les mollets, et le dos, la pente est raide mais assez régulière, et nous voila enfin au sommet de la station de l’Alpe d’Huez. La fatigue est là mais quel pied !! une dernière ola pour le drone.

Le paysage est magnifique, comme le temps, et il en sera ainsi tout le long de ce périple.

Direction col de Sarenne

La route est très moyenne, du coup la jante avant de Denis n’a pas résisté aux coups de frein incessants dans la descente ; il repart avec une autre roue. Une montée avec quelques coups de cul qui font vraiment mal aux pattes du 10, 12 voire 14 %.
Aprés ce plat de résistance direction la Berarde, un cul de sac où se trouve une réserve naturelle que connaissait un couple d’amis a François M. qui nous quittent pour rentrer chez eux à Gap. Une montée à 4/5% parait il, en fait des rampes de 8 à 13 %. Je cale plusieurs fois. Devant ! certains ne sont pas mieux, nous sommes 8 ou 9 à mettre pied à terre à 11 km du but. Dommage car il parait qu’après un raidillon la route devenait plus douce, tant pis ; de toute façon il n’y avait rien à voir.
Retour au gite avec 100 km dans les jambes, mais des images plein la tête, la bière et l’apéro ( he oui ! on ne pense pas qu’à pédaler) sont d’un bon réconfort. Les gens qui nous accueillent et nous servent sont des gens super.
Le soir une petite menthe à l’eau nous aide à bien dormir et à bien ronfler pour certains.

Sortie du vendredi 9 juin

Ce matin là, toujours la fraîcheur mais qui ne durera pas longtemps, des températures de plus de 30° nous accompagneront.

Aprés un bon petit déjeuner, en route pour le col d’Ornon. Les premières rampes font mal aux jambes (je parle pour moi), je ferme encore la marche. De bons pourcentages nous attendent, j’arrive encore à voir certains de mes acolytes, je ne vous parle pas de ces fous furieux qui sifflent quand ils montent ou parlent alors que moi c’est un râle qui sort de ma bouche. Alain F a décidé de m’accompagner et que je monte à côté de toi sur la plaque, je souris, je te dépasse, je vais derrière, je te donne des conseils, put… j’ai tout-à-gauche et je suis à 7 à l’heure, la sueur dégouline sur mon compteur, enfin le sommet!
Direction le col de la Morte (le mort c’est moi), après une belle descente nous trouvons un coin pour nous restaurer et c’est reparti. On descend, et on descend encore, nous y voila, que dire, ça monte avec de bonnes rampes, et il fait très chaud, les arbres de temps en temps nous font de l’ombre, je le trouve assez long, mais vu ma vitesse c’est normal. Que ça fait du bien de voir tous les potes au sommet en train de rire, les petites piques sont plus des plaisanteries que des méchancetés.
Bon on rentre, de nouveau 100 km au compteur. Même rituel que la veille (on ne pense qu’à boire et à bouffer dans ce club, le vélo n’est qu’une excuse).

Sortie du samedi 10 juin

La grosse sortie pour certains, dès le départ le soleil chauffe : direction le col de la Croix de Fer via le Glandon,

l’approche se fait tranquille, voila c’est parti, les cadors s’envolent, derrière c’est plus dur, les rampes sont sèches, on monte entre 8 et 10 % puis vient une descente puis un mur 14 % pour certains 18 % pour d’autres, ça grimpe grave 10 ,12 % pendant 4, 5 km puis re-descente et c’est reparti pour les sommets. Régis M reste avec moi et Francis R, il prend des photos, le décor est grandiose. C’est dur, heu ! très dur, mais ça en vaut la chandelle. Le soleil tape dur, pas un arbre! les sommets autour sont enneigés, le Glandon c’est bon, en route pour 4 ou 5 km pour la Croix de Fer, j’en chie mais je ne suis pas tout seul, enfin le voila ce sommet et quel panorama!

Décision est prise pour certains de continuer, de descendre et de monter le Mollard ;

 pour moi et plusieurs autres, la fatigue ou des blessures mal placées, c’est bon on fait demi-tour, on en a plein les mirettes c’est super, pas la peine de tout gâcher, d’autant que la chaleur est de 38°, on descend et on se restaure prés d’un barrage,

le retour se fait en descente sauf les deux petits coups de cul, retour au bercail il est 14 h vu l’heure on a le temps de voir l’arrivée du Dauphiné. Les vaillants arriveront 5 h plus tard, fatigués et la bière qui les attend est d’un bon réconfort. Le dernier apéro.

Voilà ce fut un séjour superbe, le temps et les circuits magnifiques, une ambiance au top, que du bonheur, chacun s’est fait plaisir suivant ses possibilités, pas de casse, quelques crevaisons sauf pour Denis qui a fait un gros achat.

Non je n’oublie pas Michel et Serge et leur bonne humeur, leur coup de gueule mais sans eux se serait difficile voir impossible de faire de telles sorties, encore merci à eux 

et merci à Daniel pour nous dénicher de tels séjours. Vivement les prochains.

christian

Voici quelques photos qui résument notre épopée. Elles sont un peu dans le désordre et pour la plupart dans l’ordre inverse chronologiquement. Vu le nombre de photos, le chargement risque d’être long. Comme d’habitude pour les voir en grand vous cliquez dessus.

 

Mont Ventoux -juin 2015

Groupe ESB 25 Cyclos :  Daniel Carneiro, Jean-claude Delhomme, Alain Flament, Tonio, Christian Chauveau, Michel C, Claude Bedis, Denis Ertle, Francis Leroy, Francis Rubio, Gilles C., Jean-paul Condom, Laurent Lafon, La Boulange, Philippe Diot, Robert Bardet, Robert Talbot, Michel Lavielle, François Machado, Serge Laurent, François Flavigny + Jean-Claude et Michèle Alsina, et Christian et Patricia Meunier déjà sur place

Mercredi 10 juin 2015 : Aie,aie, réveil à 5H30/6H pour partir du parking Ford à 7H vers la montagne tant redoutée mais tant souhaitée.

Nous partons avec la pluie, elle sera notre compagne, parfois un peu trop fidèle de notre séjour !. Pause déjeuner au soleil du côté d’une aire autour de Nimes, et nous partageons de bonnes victuailles, pâté, fut de bière, et bien sûr nos ailes de poulet aromatisées. Nous arrivons vers 16H au sympathique village club de Buis-les-Baronnies sous un ciel très menaçant. La sortie projetée tombe à l’eau et le liquide est plutôt mis dans des contenants procurant bonne humeur et blagues à tout va.

Jeudi : Décision est prise, devant la seule journée de plein soleil, d’en prendre plein les mirettes et plein les gambettes, ce sera le grand tour en passant par Malaucène, puis Bedoin, grimpette vers Chalet Reynard puis le sommet du Mont Ventoux à 1911m (21,5 km à 7,5% moyen , max à 11%, 1612 d+) pour ceux qui auront encore quelques forces et résisté à l’appel de la bière fraiche de la terrasse du chalet.

Mont Ventoux par Bédouin, c’est mythique, c’est notre Saint Graal ! Il faut l’avoir vécu !

Bedoin n’a pas déçu nos attentes, environ 9 km à 9/10% jusqu’au chalet Reynard, heureusement les pins apportaient un peu d’ombre, et le plaisir de dépasser un flot de jolies hollandaises nous ont permis de montrer notre vraie valeur!

Robert T, Daniel et François F étions les hommes en forme, ensuite Philippe, Laurent, Robert B, Tonio… étaient très proches.

Étonnamment, les pentes à 7 % nous permettaient de reprendre notre souffle (ndlr : certains contestent cette impression !), les 4 km après le chalet, un vrai bonheur au milieu des pierrailles, ensuite la cerise sur le gâteau fut dure à avaler lorsqu’il a fallu gravir les 2 derniers km avec 10,5% maxi et un marquage très approximatif du dernier km.

Là-haut, une vue superbe, beaucoup de monde, et toujours aussi peu de place et un vent qui souffle sans cesse.

Certains comme Robert B. rayonnaient de joie, l’extase totale !

Descente vers le chalet Reynard, en s’arrêtant à la stèle de R Simpson, que la bière et le sandwich furent bons !

Nous avons faits déjà 70 km, et nous redescendons vers Bedoin, et un petit circuit par de jolis petits villages Aurel, Montbrun, Séderon puis séparation du groupe en 2, retour plus direct pour certains avec 1 col, choix un peu inconscient pour les autres avec 2 cols, l’un s’appellera « col de l’homme mort » mais nous nous sommes pas arrêtés à si peu même s’il fut parfois un peu chaud et long voire pentu.

Belle journée de vélo, avec un beau dénivelé (2600 à 2900m) et 120/145 km avec pour chacun un dépassement de soi pour tutoyer le toit du monde de la « Provence. », manger quelques cerises (j’ai les noms !) et sentir le parfum de la lavande qui commençait à fleurir.

Au retour, piscine fraiche car l’Ouvèze est à l’état de ruisseau boueux.

Pot festif et repas bien arrosé.

Vendredi : La pluie et l’orage s’installent, certains courageux iront se faire le col d’Ey, d’autres un jogging, ou virée dans la ville.

Tentative de sortie dans l’après-midi vers le col d’EY, sympathique mise en jambe, pour voir aussi les dégâts de la sortie de la veille, et ceux qui ont déjà bien récupérés !

La pluie nous rattrape et nous rentrons trempés. L’honneur de l’ESB est sauf, on ne pourra pas nous traiter de poule mouillée ! (Bésignan est un charmant village haut perché, qui vaut le détour !…)

Ndlr : Serge a assuré dans un bon esprit, même dans les descentes arrosées! avec ses jantes en carbone.

Anniversaire très joyeux de Christian, qui se terminera tard et tout le camping a pu profiter des chants guerriers et des danses russes remises au gout de la nuit et des vapeurs de quelques plantes fermentées !.

Samedi : Un créneau de beau temps nous est accordé jusqu’en début d’après-midi, nous prenons la route vers les gorges de Toulourenc, assez dépaysant de se retrouver dans une vallée large et plate ! après un col déjà bien ensoleillé, ensuite Aurel, pour atteindre Sault avant d’attaquer 26 km de montée avec des pentes très variées et de belles forêts (1220 d+, 4,7% moy., max 10,5%) vers le Pic du Mont Ventoux.

Daniel a insufflé la veille l’esprit du club au groupe, le but est que nous soyons tous là-haut avec entraide pour les moins vaillants. Et bien, tous ceux qui sont partis dans l’aventure depuis Sault, y sont arrivés !!!

Respect et félicitations à tous, car cela a été sûrement difficile pour quelques-uns d’entre-nous vu les photos ! (j’ai transformé mon rictus en un sourire angélique devant le photographe…, mais le dernier kilomètre fut costaud !….).

Tonio a sorti le grand plateau et nous a fait le grand jeu suivi par Daniel, Robert T., Philippe et François F et tout le groupe.

Pique-nique dans vallée près de Malaucène et retour sage pour la plupart d’entre nous, et un baroud d’honneur à la fin pour certains !

Ouf, arrivé au sec, et pluie, orage, grêle sont au rdv de la baignade…

En tout, environ 6000 de d+ et plus de 300 km si mon compteur n’est pas trop optimiste ! (les km sous la flotte compte double !)

Dimanche : Pluie, pluie, pluie et ciel orageux menaçant. Les cagouilles sont à la noce !

Décision d’un retour direct sur Bordeaux. Pause déjeuner sur les terres de Francis R., au soleil et au vent !

Arrivée en ordre dispersé mais à bon port pour tous ! Rdv à l’année prochaine dans de nouvelles aventures !

Galerie de Christian :

 

Les Pyrénées 2014

Les Pyrénées 2014

Pour changer de Gripp, Daniel C. nous a trouvé un hébergement tout confort dans des mobilhomes dernier cri sur Argelès Gazost. On y avait déjà été il y a 2 ans  où nous avions défié Hautacam.2014-09-13-08.21.48
Cette fois-ci, le programme annoncé est différent, ensoleillé et sportif.
Le temps que tout le monde s’installe et que les derniers arrivent, d’autres s’occupent d’aller faire les courses pour les repas du midi et les boissons.
Le vendredi soir nous mangeons tous dans un resto bien sympathique sur les hauteurs d’Argelès, en terrasse, avec vue imprenable sur la montagne qui nous attend demain. Pendant que certains stressent et étudient les profils de l’étape du lendemain, les autres déconnent et se font remarquer. Pas sortable ces cyclistes!
Départ prévu à 8h30 le lendemain pour une montée sur Luz-Ardiden.
Après le petit déjeuner où chacun a fait le plein pour prendre des forces et profité des viennoiseries apportées par le frère de Denis E,IMG_0044 nous nous élançons vers Luz. Il fait frais mais le soleil perce déjà. L’allure dans le peloton est raisonnable car tout le monde discute encore.
Arrivés peu après Soulom les choses sérieuses commencent avec la remontée de la route des Vallées. On monte presque sans s’en apercevoir mais les écarts se font déjà sentir.
La consigne était pourtant claire de rester grouper jusqu’à Luz-St-Sauveur mais bon 2 brebis s’égarent (Antoine A. et François F. pour ne pas les citer) en prenant le large lorsque notre guide nous indique de tourner sur la droite par un raccourci peu avant Luz direction Sassis. Pause pipi et déshabillage avant les choses sérieuses, le col d’Ardiden qui culmine à 1700 mètres.
Le départ est ombragé et dès les premières pentes, les discutions cessent et les écarts se font. Chacun à son rythme concentré dans son effort.2014-09-13-10.52.20_1
Pendant que les jeunes prennent les devants, les autres s’accrochent. Pas de grandes difficultés dans ce col mais quand même 13 km de montée avec un paysage magnifique. Tout le monde arrivera au sommet plus ou moins fatigué sauf Michel C. le pauvre qui patientera comme il pourra dans les premiers kilomètres de montée. Nos 2 compères égarés eux aussi, trouveront la bonne voie et nous rattraperons dans le col. J-Claude A. trouve les cols très dur et en profite même pour rejoindre les vaches dans leur pâture deçu de ne pouvoir prendre le large comme à son habitude dans les Médoc.2014-09-13-10.52.29_1
Après une photo de groupe, nous redescendons chacun à notre rythme par la route par laquelle nous sommes arrivés. La descente est sinueuse et de nombreuses parties gravillonnées rendent la chaussée dangereuse. Arrivés à Luz, descente de la route des Vallées et retour au camping.
Bilan de la matinée 65 kms et déjà 1350 mètres de dénivelé positif.
Un bon pique-nique avec les courses de la veille s’impose sur une longue tablée de 19 convives dans la bonne humeur et en discutant bien sûr des exploits du matin. Tout le monde passe par la balance virtuelle de Daniel pour voir les calories dépensées et les kilos perdus.
La couleur de l’après-midi est annoncée avec un départ à 14 h pour le col des Bordères qui culmine à 1156 mètres. Daniel C. nous avait prévenu de garder des forces et il en a fallu. Un avant-gout sur la montée vers St-Savin puis direction Arcizans-Avant et le fameux col. Un col très irrégulier, pas très long(11 kms) mais avec des pourcentages très dur par moment (13 %). À ces moments là, le compteur descend vite et on cherche le bon braquet. Çà en décourage certains surtout que plusieurs routes sur la droite permettent de couper et de rattraper la route qui redescend sur le camping. Dans le village d’Estaing, on tourne sur la droite pour monter au sommet du col. La pente est alors rude avec du 12/13% continu pendant un bon kilomètre. Certains mettent pied-à-terre d’autres y pensent et serrent les dents. Le tout pour finir sur un plateau en légère descente pffffff.2014-09-13-17.03.33_1
On a perdu du monde mais les vaillants restant se lancent dans la descente de l’autre côté sur une route encore plus gravillonnée que le matin et où il faut faire très attention de ne pas glisser.
Arrivés au pied et ayant fait le plein des gourdes à une fontaine, certains préfèrent rentrer directement au camping pour profiter de la piscine récupératrice en vue de la journée de dimanche pendant que 7 courageux continuent vers le Soulor. 7 kms de montée avec une pente régulière à 7/8 %. Facile….
Hélas les jambes sont lourdes et les efforts de la journée se payent surtout quand il n’y a pas de moments de récupération (100 kms au compteur depuis ce matin et le 3 ème col).
La montée se fait au mental surtout que la route est en plein soleil. Il y fait très chaud en fin de journée. Tout le monde monte quand même à son rythme mais content de retrouver les chevaux en liberté au sommet. Nous reprenons la route du retour où la longue descente est plus plaisante car l’heure tourne.
Elle est belle la montagne sous le soleil.
La douche est méritée ainsi qu’un petit plongeon dans la piscine à notre arrivée.
C’est ensuite l’heure de l’apéro avant un départ vers les premières pentes d’Hautacam cette fois-ci en voiture. Les 130 kilomètres en vélo dans la journée suffiront.
Daniel C. nous a réservé une petite auberge en pleine montagne. Marthe est là pour nous accueillir chez elle avec son mari et son petit chien Kiki.IMG_0051
Les organismes sont fatigués mais pourtant les paroles vont bon train et la rigolade est au rdv.
Après un apéritif généreux, place à la garbure puis charcuterie maison, ensuite sauté d’agneau puis confit de canard, fromage pyrénéen forcément et gâteau basque. Le tout arrosé de nombreuses bouteilles de vin.
Elle sait recevoir Marthe y a pas à dire…..faut bien reprendre des forces pour la journée qui nous attend demain.
En rentrant au camping, c’est boite de nuit à l’accueil mais il est temps d’aller se coucher pour récupérer un peu.
Dimanche matin, après un petit déjeuner chacun dans son mobil-home, le départ est annoncé à 8 h car c’est le mythique col du Tourmalet qui nous attend.
Le ciel est clair et le soleil prêt à se lever. Nous reprenons la même route que la veille jusqu’à Luz mais l’ambiance à l’intérieur du peloton est plus tendue . Personne ne parle ni n’essaye de prendre les devants. Nous montons tous à allure modérée sauf Michel C. le pauvre, malade dans la nuit il nous attendra gentillement au camping. Arrivés sur la place de Luz, c’est le regroupement et le déshabillage car les choses sérieuses s’annoncent : 18.6 kms de montée.
Pendant que les plus faibles attendent les retardataires pour monter tranquillement les premiers kilomètres, les autres s’élancent. Pour ma part ,je prend en charge Bernard dit « la boulange » et fait la voiture balais. Dès le premier virage, la couleur est donnée avec une bonne petite rampe de 200/300 mètres bien rude.
Le premier kilomètre est calme avec 3 % de moyenne puis les pentes oscillent entre 7 et 8 % sans discontinuer.
Dur de motiver Bernard dans ces conditions là surtout que le soleil est caché et que les nuages ont pris le dessus. Puis les cuisses nous rappellent les efforts de la veille…
Nous avons en point de mire Francis L. juste devant et J-claude D. juste derrière qui monte à son rythme bloqué par son cardio. Le but étant au moins de rejoindre Barèges avec ses pentes plus dures. Chose faite au bout de 7 kms. Je le motive pour aller plus loin en lui disant qu’on a fais la moitié et qu’il a passé le plus dur. Mais hélas sa motivation l’emporte et alors que Francis ralentit pour rouler avec nous, Bernard met le clignotant sur le parking de Tournaloup après un replat bien mérité.
Des gouttes commencent à tomber et j’entame la deuxième moitié du col avec mon nouveau poulain plus motivé et content de retrouver quelqu’un avec qui discuter. La route devient moins rectiligne avec des lacets qui surplombent vite la route empruntée quelques minutes plus tôt. Mais c’est sans compter l’orage qui guette les sommets. La pluie redouble de violence et je m’arrête pour enfiler un kway. Il reste encore 4 kilomètres et pas les plus faciles. Tant pis maintenant qu’on est là. Arrive les 2 derniers kilomètres, les plus durs et nous croisons déjà les premiers gars qui redescendent les mains sur les freins presque aussi vite que nous .
L’avant dernier kilomètre à 8 % de moyenne avec le vent puis le dernier kilomètre avec une pente moyenne à 10%. J’encourage mon poulain derrière moi même si le compteur descend. Notre rythme de croisière a chuté de 2 km/h (7 km/h) et les conditions ne favorisent pas notre progression. Arrive le dernier virage et les 300 derniers mètres les plus pentus avec du 13%. Impossible de relancer en danseuse, la roue patine…. et enfin la délivrance avec la statue d’Octave Lapize. Tous les autres ont déjà pris le chemin du retour. Nous nous arrêtons 5 minutes dans le café d’altitude pour nous réchauffer et nous ravitailler un peu car la descente s’annonce périlleuse vu les conditions….(tonnerre, éclairs, pluie et surtout 7 °C).FF-Tourmalet-2014
Nous reprenons à notre tour le chemin du retour. Très prudents, les mains gelées sur les freins et les bras crispés par le froid et la pression sur les leviers.
Il faut se décontracter très souvent et notre vitesse de croisière avoisine les 15/20 km/h pffff. Tout çà pour çà.
Arrivés dans le centre de Barèges, nous faisons une pause. Il fait déjà un peu meilleur en resdecendant et la pluie commence à cesser. C’est alors que nous retrouvons J Claude D. qui est monté jusqu’à 4 km du sommet et nous rejoint par l’arrière. 5 cyclistes ont été obligés de s’arrêter dans une auberge sur les hauteurs, transis de froid et buvant un thé à la paille pour se réchauffer.
Nous repartons à nouveau vers Luz où une autre averse nous oblige à nous arrêter de nouveau pour nous mettre à l’abri. C’est alors que nous retrouvons Olivier B., un des rescapés de l’auberge habillé avec un sac poubelle en guise de coupe vent. Il a perdu ses compères dans la descente et avec la nouvelle averse.
La pluie s’arrêtant au bout de 10 minutes, nous repartons pour rejoindre la route des Vallées. Les 3 derniers pédalant dans la descente pour se réchauffer nous rejoignent alors et nous finirons la descente vers le camping tous ensemble. À 5/6 kilomètres de notre but, nous croisons Alain A. qui est redescendu bien avant nous et vient à notre secours en voiture.
Nous finirons bien en vélo avec 207 kms au compteur depuis la veille au matin et 4600 mètres de dénivelé positif.
On a bien mérité une bonne douche chaude avant de ranger les affaires et les vélos dans leurs housses et libérer le mobilhome puis rejoindre les autres pour le pique-nique amassés sur la terrasse abritée du seul hébergement restant.
Il est ensuite l’heure de reprendre la route vers Bordeaux sous un ciel menaçant et retrouver le soleil et la chaleur après Pau.
Un arrêt bien mérité à Aire sur Adour nous permet de discuter une dernière fois de nos exploits du w.e. devant une bonne bière et avec une température beaucoup plus agréable.
Un w.e. bien sympathique où la bonne humeur était de sortie et dont l’organisateur peut être fier.
J’espère que çà en motivera d’autres à défier les pentes pyrénéennes pour l’année prochaine.
Rdv mi-septembre déjà pris pour nous tous.
Seb

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L’Ariegeoise 2014

Notre club était particulièrement bien représenté sur cette épreuve. Voilà le classement obtenu par nos compétiteurs d’un jour : un grand BRAVO à tous.

 

Sur le circuit de 160 km sur 768 ayant terminé
Gérard LABATUT  224ème 7:02:01
Frédéric MEUNIER  224ème 7:02:01
Christian MEUNIER 730ème 9:19:04
  Sur le circuit de 110km sur 2800 inscrits et 2504 ayant fini
Robert BARDET 586ème 4:48:01
François FLAVIGNY 615ème 4:49:38
Daniel CARNEIRO 626ème 4:50:25
Jorge REIS 791ème 5:00:25
Laurent LAFON 889ème 5:04:4
Philippe DIOT 935ème 5:06:42
Olivier BISCAY 1043ème 5:12:58
Françis RUBIO 1197ème 5:21:15
Christian CHAUVEAU 1384ème 5:32:09
Claude BEDIS   1683ème 5:50:14
Patrice CAPIRCIO 1922ème 6:08:26
Antoine ALVES 2018ème 6:15:01
Alain AGUILAR              2445ème 7:27:29
Denis ERTLE et Serge LAURENT ont roulé sur le 110km avec des fortunes diverses mais ils reviendront.

photos-2013-130wNous étions plus de 4600 inscrits sur cette épreuve très bien organisée pour que nous puissions rouler en toute quiétude.photos-2013-131w

Les spécialistes auront remarqué que 2 participants ont un classement inhabituel pour eux : en effet Olivier, par un astucieux et discret stratagème, a réussi à « piquer » 975 places à Tonio .Un échange de plaques de cadre  a abouti à ces résultats mais bien évidemment Tonio est classé 1043ème et Olivier 2018ème ce qui est plus conforme à la logique.

photos-2013-132wLe séjour commencé vendredi et terminé dimanche en début d’après-midi s’est très bien passé tant sur l’aspect ambiance dans le groupe que sur l’aspect hébergement au Pré Lombard et au restaurant (merci Christian pour l’organisation). Tous les cyclos se sont retrouvés à égalité lors des descentes (de mousse après l’effort bien sûr ou de GET ( 27 et pas ski) ).

L’épreuve a été difficile pour tout le monde mais quelle satisfaction d’arriver en haut du plateau de Beille photos-2013-133waprès une montée de 16km arrivant après soit 90 ou 145km. Heureusement le beau temps et les beaux paysages de l’Ariège nous ont accompagné le samedi dans notre périple.

photos-2013-135w un effort aussi intense l’apéro était le bienvenu. On a déjà pris rendez-vous pour revenir et peut-être attirer de nouveaux participants.

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Sortie dans le Cantal 2014

Cantal 2014

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Participants : Michel COULBAULT, Serge LAURENT, Tonio ALVES, Laurent LAFON, François FLAVIGNY, Daniel CARNEIRO, Alain BOUKHERMA, Denis ERTLE, Francis RUBIO, Jean-Paul CONDOM, François MACHADO, Olivier BISCAY, Claude BEDIS, Christian CHAUVEAU, Philippe DIOT, Robert TALBOT, Robert BARDET.

Mercredi 11 juin 7H : tout le monde est à l’heure pour le départ des 2 remorques et des 3 véhicules.

Direction MAURIAC où nous arrivons au village de vacances Puy Saint Mary pour le déjeuner. Sous une grosse chaleur, on attaque la digestion en abordant la route vers Salers, alternance de petites montées et descentes casse-patte (Nous nous apercevrons au cours du séjour que toutes les routes sont ainsi ).La montée du col de la Neurone se fait tranquillement mais lors de la descente vers le pied du pas de Peyrol prévu ensuite, une grosse pluie d’orage nous surprend et pousse le groupe à attaquer le retour. Grosse allure en faux plat descendant sur une vingtaine de kilomètres (pour une fois) mais mauvaise surprise, la route directe vers Mauriac est impraticable : obligation d’emprunter un «mini-col» de 5 km vers Arvent de Salers très pentu mais qui n’entame pas les forces de nos cyclos qui reviennent vers le village de vacances à un train d’enfer (merci le petit vent dans le dos et les costauds qui ont tiré devant).

Bien sûr, 1ère mousse à Salers afin de préparer le circuit du lendemain.2014-06-11-18.19.01w

Jeudi matin : facile, une descente de 7 ou 8 km pour commencer (on ne se réchauffe pas trop mais on ne va pas se plaindre).Tonio et Christian bataille déjà avec leurs caméras embarquées : le métier de caméraman sportif ne s’improvise pas. S’ensuit une montée ombragée pour continuer le circuit vers le barrage de l’Aigle où la remontée vers Chalvignac donne lieu aux premières explications entre grimpeurs avant de rentrer pour le déjeuner.

L’après-midi, le groupe se dirige vers Bort-les-Orgues 2014-06-12-15.31.09wsous la direction impériale du capitaine de route Robert : après quelques petits détours, montée vers le Château de Val majestueux et se reflétant dans un beau plan d’eau.

3 petits malins (Laurent, Christian et Olivier) ont pris la route du retour à Bort-les-Orgues, pressentant sans doute un retour difficile : effectivement, le parcours usant des petites bosses à répétition casse les pattes à beaucoup d’autant plus que coup dur, la route du retour est toujours impraticable (voir circuit du mercredi) : re-belote pour la montée vers Arvent de Salers : même si on la connait mieux, ça monte quand même fort en fin de parcours.

La douche et le repas sont les bienvenus et tous les sportifs se retrouvent devant  la coupe du monde de foot. Le circuit du lendemain sur la journée entière en inquiète quand même quelques-uns.

En ce vendredi matin, nous retrouvons avec reconnaissance notre doublette d’assistance Tic et Tac au volant du véhicule : nous pouvons partir en toute sécurité car ils veilleront sur nous.

Départ par SALERS puis descente vers Fontanges et on attaque le col St Georges (6.5km) enchaîné avec le col du Légal

 (6.5km de plus) : les écarts se creusent, n’est-ce pas Olivier ?

Le casse- croute nous attend en haut du col et nous enchaînons la descente vers le col de Bruel (super facile, ça descend) puis vers St-Julien-de-Jordanne et Manganes. 2014-06-13-12.51.49wEt là, il faut y aller, entamer la montée du Pas-de- Peyrol vers le Puy Mary : presque tous les cyclos gravissent les 11km d’ascension excepté Olivier et Christian qui se réservent bien sûr pour l’après-midi. Bravo à tous les grimpeurs.

Après un pique-nique pris au départ de l’autre versant, nous repartons sous la menace d’un ciel qui se charge et finalement qui va nous arroser copieusement. En plus, une erreur d’aiguillage nous fait rallonger le parcours (Christian et Olivier avaient prévu le coup) : heureusement après la pluie, le beau temps sur la route de Rioms-es-Montagne puis Valette et Trysac pour finir, mais vous l’avez deviné au pied de notre montée (oui, c’est ça, on l’aura affronté 3 fois en 3 jours) vers Arvent de Salers : c’en est trop pour Christian et Olivier qui accompagnent Serge et Michel dans le camion pour la montée.

Une tournée générale au bar du coin et retour au bercail après 150km au lieu des 130 prévus. Dur, dur pour les jambes !

Grosse journée d’assistance de Michel et Serge salué par tous autour de l’apéro.

Samedi matin, les jambes sont un peu dures mais le début du parcours se passe à bonne allure quand même sur le plateau vers le barrage d’Enchanet2014-06-14 09.43.33 : Laurent s’essaye à la caméra avec un tel entrain que la mémoire est pleine rapidement.

L’heure tourne et les bosses s’enchaînent : Olivier a une défaillance et le groupe décide de l’attendre. Sur un parcours usant avec vent de face en plus, la progression est lente et nous pensons bien que nous serons en retard pour le déjeuner : mais tant bien que mal, tout le monde rentre à bon port et nous pouvons nous restaurer et reprendre des forces grâce au jeune serveur qui nous a attendu : sympa, merci.

Michel et Serge ont aussi fait un tour ce matin entre eux mais apparemment n’ont pas chômé non plus.

L’après-midi, quelques vaillants enfourchent leurs vélos mais la majorité prend quelque repos : la semaine avance et les organismes sont entamés.

Le soir, 2014-06-14-20.14.04wen revanche, tous sont présents et en forme pour aller déguster une gargantuesque côte de bœuf (de Salers bien sûr) à Salers en refaisant les parcours du séjour.

Le dimanche, un dernier circuit vers le lac de Neuvic nous entraîne sur des petites routes sans grande difficulté en Corrèze et c’est à peine si nous remarquons la montée après le barrage de l’AIGLE qui nous ramène vers le campement .

Le séjour se termine, on range les vélos dans les housses puis on charge les remorques et on refait les parcours de ces beaux paysages, difficiles mais magnifiques de cette rude région du Cantal.

Le séjour s’est parfaitement bien passé (merci à Daniel et à Denis de nous avoir emmené dans ces lieux) dans une  ambiance conviviale sympa : nous avons découvert ou redécouvert des copains pendant ce séjour et la majorité est déjà partante pour l’Ariègeoise dans 15 jours et aussi pour le week-end à Argeles en septembre.

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Petit résumé en vidéo de notre sortie :

Le Mont Ventoux 2013

Le Mont-Ventoux 2013

Mercredi 12 juin 2013 :

Ils y pensent depuis des mois et le jour du départ est enfin arrivé : les 16 cyclos et leur accompagnateur de l’ESB CYCLO sont fringants et prêts à bondir sur la longue route vers le Ventoux.

depart-Ventoux1

Après quelques hésitations sur la route à suivre peu après Bordeaux (déjà), tout le groupe se dirige vers le Lot sur des petites routes vallonnées. La bonne humeur est là et arrêt mousse (déjà) pour le 2ème groupe avant l’arrêt repas à l’ombre.

Puis direction Fumel et le groupe suit la vallée de la Dordogne avant une scission en 2 groupes mais sans oublier les arrêts pour s’hydrater avec des liquides frais et moussants. Le groupe se reforme à l’entrée de Cahors et se dirige tranquillement en direction de Vers pour une arrivée à l’hôtel de la Truite Dorée à Vers dans un cadre magnifique à côté de la rivière (où l’on pêche des truites dorées?). Rude journée de 232km où l’on déplore 2 montées (Michel et Serge) dans le véhicule d’assistance mais qui se révèleront précieuses pour le groupe.

Jeudi 13 juin 2013 :

Départ tranquille à 7h45 en direction de Figeac : Alain provoque 2 arrêts pour crevaison avant de s’apercevoir que son pneu est entaillé. Après changement du pneu, passage à Figeac et dès la sortie, on attaque les bosses puis à Capdenac rebelote encore des bosses .La campagne Lotoise nous gratifie de quelques montées bien senties (avec les descentes aussi) mais la troupe retrouve avec joie Benoit, Serge et Michel qui ont préparé une halte aux petits oignons (et avec l’apéro aussi).

On repart sous un ciel qui se charge de nuages menaçants et quelques minutes plus tard, une belle bosse nous attend afin de bien digérer la pause casse-croûte pendant que nos accompagnateurs sont déjà arrêtés pour une pause (café ou bière, on n’a pas eu le temps de voir).

Olivier est à la dérive mais soutenu par Gilles arrive à se hisser en haut des montées : la fatigue est oubliée pour la descente vers Estaing très, très rapide : certains ont dû bloquer les compteurs.

Finalement, après avoir loupé le point ravitaillement de Lassouts tellement l’allure est soutenue, tout le monde arrive en petits groupes à St Geniez d’Olt. Encore une bonne journée de vélo avec 195km au compteur.

L’hôtel de France accueille aussi d’autres groupes de jeunes où certains commencent à espérer des ouvertures vers des «  jeunes »  filles. Attention, la route n’est pas terminée.

Vendredi 14 juin 2013 :

Aujourd’hui, nous allons traverser les gorges du Tarn : réveil musculaire brutal avec une bosse de 5km dès la sortie de l’hôtel mais après l’escamotage du col de Lagarde (ouf !), pause café à Séverac-le-Château avant de nous diriger vers la magnifique descente des vignes qui marque notre entrée dans les gorges. Les paysages et les villages traversés sont magnifiques sous un soleil éclatant.

Après passage à Ste Enimie et un arrêt d’hydratation à Ispagnac, nous retrouvons nos cuistots à Cocures pour la pause repas (avec apéro) à côté d’une scierie. Eh bien sûr pour digérer, nous attaquons la montée du col de la croix de Berthel avant de basculer vers Génolhac où nous rencontrons des cyclos qui sont sur le parcours « officiel » ( les distances de leurs étapes sont encore plus dures que les nôtres car ils vont monter le Ventoux samedi après-midi). Enfin, voici le col du Mas-de-l’Ayre avant une longue descente vers Les Vans où nous attend l’hôtel du Vivarais, privatisé pour nous (merci Daniel) et reçu par le couple de patrons très authentiques et sympathiques.

On récupère autour d’un copieux repas et certains vaillants partent à la rencontre de la jeunesse babacool locale usant de substances non autorisées en courses.

Samedi 15 juin 2013 :

Départ tranquille vers Vallon-Pont-d’Arc où nous entrons dans les gorges de l’Ardèche par le célèbre Pont d’Arc avant d’attaquer la montée vers la route du belvédère.

Vallon-Pont-d-Arques

Malheureusement, la pluie nous attend et on ne profitera pas beaucoup du paysage sous une pluie battante : la route est glissante dans les descentes et il nous tarde de rejoindre St Martin-d’Ardèche où, bonne surprise, nous entrons dans le Gard sous un chaud soleil qui va nous permettre de sécher tout en pédalant.

La pause repas nous permet de faire sécher nos affaires (voir ci-dessous) et nous repartons sous une chaleur accablante.

Après la pluie, la chaleur étouffante du Gard et du Vaucluse nous accompagne tout l’après-midi à travers les vignes et les rocailles.

ca-seche

Comme nous n’arriverons pas à nous connecter avec Michel et Serge, nous sommes à sec en arrivant à Vaisons-la-Romaine où un choix se pose : Mont-Ventoux aujourd’hui ou on attend demain. Daniel est le seul volontaire car les 4 premiers jours pèsent dans les organismes et tout le reste du groupe est déjà concentré pour le Ventoux mais le matin à la fraiche plutôt.

Direction Buis-les-Baronnies pour notre repos : la distance paraît très longue à certains et tous les villages que nous traversons étant perchés sur une colline, il faut puiser dans les réserves pour arriver à l’étape. D’ailleurs, heureusement qu’une bonne bière fraiche étanche notre soif dès notre arrivée à Buis-les-Baronnies suivi d’un bain bien frais dans la rivière qui délasse les jambes fatiguées( il faut y entrer quand même avant d’en profiter).

Après un passage à la piscine, le repas précédé de devinez quoi ? permet déjà de se concentrer sur le parcours du Mont-Ventoux avec impatience ou anxiété suivant les états de forme .

Bon, les cerises à l’eau de vie dénichées par Daniel qui a fait du charme à la serveuse sont bien appréciées pour se donner du courage.

Dimanche 15 juin 2013 :

7H40, c’est parti direction Malaucène à 20 km pour se lancer à l’assaut du géant de Provence sous un soleil radieux.

Sur la plan comptable, le premier mettra 1H45 et les derniers 2H46 ( ouf 2 minutes avant les 11H30 fatidiques pour attaquer le chemin du retour) avec des révélations tel Christophe taquinant sans respect les grimpeurs ou des douleurs pour Tonio mais un bon effort personnel pour tout le monde .

La vue au sommet est grandiose car même si le vent souffle, le ciel est dégagé. Quelle récompense de pouvoir être au sommet de cette montée mythique.

Le groupe se reforme après la descente à Malaucène et le retour au camp de Buis-les-Baronnies permet d’échanger les impressions de chacun sur la matinée.

Après la douche, le dernier repas concocté par notre trio d’assistants Benoit, Serge et Michel est partagé avec des souvenirs déjà nombreux sur cette équipée de 5 jours unanimement saluée par tous les participants.

On ne le sait pas encore à ce moment-là mais un dernier effort va être demandé aux organismes et celui-là en course à pied : en effet, le bus qui doit nous amener à la gare de Nîmes veut nous faire visiter la région et nous arrivons in extremis devant la gare à 17H27 pour un départ à 17H28.

Chacun se saisit de ses affaires et guidé par Alain qui par son métier connait la topographie de toutes les gares, nous sprintons vers le quai ou finalement notre train a 2 minutes de retard. Ouf mais quel effort ! Comme dirait Serge, heureusement qu’on avait la remorque pour transporter tous les vélos sinon on aurait loupé le train. C’est sûr que courir avec des vélos dans des housses en plus des sacs, on aurait été beau.

Finalement, le trajet en train se passe sans retard, lui (merci au collège à Alain qui a conduit le TGV) et à 22H15 nous retrouvons la gare de Bordeaux. Nous apprendrons en cours de trajet que le véhicule avec la remorque est pris dans un embouteillage à Toulouse qui fera arriver Tonio, Serge et Michel vers 1H du matin.

Voilà, c’est fini : on l’a fait. Plus de 850km en 5 jours et un grand col. Bravo à tous : cyclos bien sûr mais accompagnateurs sans qui la balade aurait été beaucoup plus éprouvante. Un super moment convivial malgré quelques petits soucis d’intendance aura permis de passer 5 jours agréables sur nos vélos qui nous procurera de bons souvenirs à évoquer lors de nos sorties futures.

Rendez-vous en septembre pour le week-end Pyrénées.

Olivier B.

Reportage vidéo à voir en relief 3D ou en mono